Quelle différence entre un fractional COO et un consultant ?
Le consultant recommande et repart, le fractional COO exécute et reste.
Le consultant s'engage sur la qualité de son analyse. Le fractional COO s'engage sur un résultat opérationnel : les process sont écrits et appliqués, les tableaux de bord tenus, les postes clés pourvus. Il prend des décisions dans le périmètre qui lui a été confié et il en répond. Les deux métiers sont utiles, mais ils ne se paient pas pour la même chose.
Quelle différence avec le management de transition ?
Le management de transition remplace un dirigeant à plein temps pendant une période donnée, le fractional COO occupe un poste qui n'existe pas encore à plein temps.
Un manager de transition arrive après un départ, une crise ou une cession, à temps complet, pour tenir un siège pendant quelques mois. Un fractional COO intervient quelques jours par mois, dans la durée, parce que l'entreprise a besoin de la fonction mais pas encore du poste. Les deux formats se croisent quand une mission courte précède un recrutement.
Combien de jours par mois ?
Deux à quatre jours par mois dans la plupart des cas, avec un démarrage plus dense le premier mois.
Le bon volume dépend de la taille de l'équipe et du nombre de chantiers ouverts en même temps. Deux jours suffisent pour tenir un pilotage installé. Quatre sont nécessaires quand il faut recruter, réécrire des process et suivre une ouverture en parallèle. Le rythme se revoit tous les trimestres, à la hausse comme à la baisse.
Quelle est la durée minimale d'une mission ?
Six mois, parce qu'en dessous une organisation n'a pas le temps de prendre.
Un process écrit en deux mois n'est pas un process appliqué. Il faut le temps de l'installer, de voir où il résiste, de le corriger et d'en faire une habitude. Une mission plus courte reste possible pendant une phase de transformation précise, avec un périmètre et une date de fin décidés au départ.
Que se passe-t-il si ça ne marche pas ?
On l'acte vite et on arrête, plutôt que de laisser une mission s'installer sans effet.
Un point d'étape est prévu à trois mois, sur des indicateurs décidés au premier mois. Si les effets ne sont pas visibles, nous regardons pourquoi : mauvais diagnostic de départ, périmètre mal découpé, décisions qui ne se prennent pas, ou simplement une entreprise qui n'avait pas besoin de ce poste. Dans les trois derniers cas, la bonne décision est d'arrêter, et je le dis.
Comment commence une mission ?
Par un échange de trente minutes, puis par trente jours d'immersion avant toute décision structurante.
L'échange sert à savoir si votre situation relève de ce format ou d'autre chose. Si oui, je vous envoie une proposition avec un périmètre, un nombre de jours et une date de point d'étape. La mission démarre par l'immersion : chiffres réels, entretiens, une journée passée dans l'activité. Rien d'important ne se décide avant la fin de ce premier mois.