À quel moment faut-il vous contacter ?
Le plus tôt possible, et dans l'idéal avant la signature du bail et avant le premier engagement financier lourd.
Plus on intervient tôt, moins les corrections coûtent. Un concept se retravaille en une semaine tant qu'il est sur le papier. Une fois le local signé, les travaux lancés et le matériel commandé, la même correction se paye en mois et en trésorerie. Si vous avez déjà signé, ce n'est pas perdu pour autant, mais le champ des arbitrages se réduit et le travail porte davantage sur l'exploitation que sur le projet.
Combien de temps dure un accompagnement de lancement ?
Le temps du projet, de la validation du concept aux premières semaines d'exploitation, avec une intensité qui varie fortement selon les phases.
Le cadrage et la préparation de l'ouverture demandent un rythme soutenu, la période de travaux beaucoup moins, et l'ouverture à nouveau une présence rapprochée. Le format se cale sur ce rythme plutôt que sur un forfait unique : des journées de conseil réparties sur la durée, avec des points fixes aux moments où des décisions se prennent.
Faites-vous le business plan ou aidez-vous à le faire ?
Je construis le modèle avec vous et vous gardez la main sur les chiffres, parce que c'est vous qui devrez les défendre devant une banque, un bailleur ou un associé.
Un business plan de restaurant écrit par un tiers se repère en trois questions, et le financeur les pose toujours. Je travaille donc sur la structure du modèle, les hypothèses de prix et de marge, le point mort et la trésorerie des premiers mois, puis je vous fais tenir vos propres chiffres jusqu'à ce que vous puissiez les expliquer ligne par ligne sans le fichier sous les yeux.
Travaillez-vous avec des créateurs sans apport ?
Oui pour la réflexion et le cadrage, mais sans apport ni financement identifié, un projet de commerce physique ne franchit pas l'étape du local.
Dans ce cas, le travail utile consiste le plus souvent à réduire le format de départ, à tester le concept sous une forme plus légère comme un corner, un événement, un marché ou une vente en ligne, et à constituer une preuve de marché avant de retourner voir un financeur. La trajectoire est plus longue, mais elle existe et elle produit un dossier bien plus solide.
Intervenez-vous après l'ouverture ?
Oui, et c'est souvent là que le travail compte le plus, parce que les premières semaines révèlent ce que le plan n'avait pas prévu.
Les écarts apparaissent vite sur le ticket moyen, le coût matière réel, le flux de clients par créneau et le planning de l'équipe. Cette phase de réglage se prolonge parfois en direction opérationnelle à temps partagé, quand le besoin dépasse le lancement et porte sur l'organisation de l'entreprise.
Pouvez-vous accompagner une ouverture au Portugal ?
Oui : j'ai créé et dirigé une entreprise à Lisbonne et j'y travaille toujours, donc le marché portugais n'est pas un terrain théorique pour moi.
Les différences qui comptent sont concrètes : le rapport au bail et aux travaux, les délais administratifs, les tensions sur le recrutement, la saisonnalité touristique et le poids du bouche-à-oreille local. Sur le juridique, le fiscal et la comptabilité portugaise, je travaille avec des interlocuteurs locaux plutôt que de me substituer à eux.